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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:41


" La Dérive "
Daniel Charles BADACHE

 

En janvier 2008, j'étais reçu, accompagné de Stéphane GRIMALDI, Directeur du Mémorial, sur le campus de l'Université palestinienne d'Al Qods, en périphérie de Jérusalem. L'objet de ma visite était la préparation du colloque qui devait réunir au Mémorial, six mois plus tard, les juristes français, israéliens et palestiniens sur le thème « Israël - Palestine, la Paix par le Droit ? ».

 

A l'occasion de ces contacts établis à Al Qods, avait été également arrêté le principe d'un concours international de plaidoiries, destiné à associer, au printemps 2009, les avocats français, israéliens et palestiniens qui auraient à défendre telles causes judiciaires dans une perspective de paix.

Il s'agissait là d'une remarquable exportation d'un concours qui, depuis deux décennies, avait réellement contribué au rayonnement du Mémorial.

 

Hélas, l'élection de Philippe DURON à la Mairie de Caen en mars 2008 eût pour conséquence immédiate mon éviction de l'élaboration de ce programme. Je perdais en effet mon mandat d'administrateur du Mémorial, Stéphane GRIMALDI ne pouvant indisposer le nouveau maire, devenu par là même président de l'institution.

 

Je fus donc tenu dans la plus totale ignorance de l'avancement du projet, mes interrogations « sporadiques » sur son devenir demeurant sans réponses.

Récente cerise sur un mauvais gâteau, Philippe DURON excluait toute idée d'intégration de celui qui avait été à l'origine du projet à la délégation officielle de la Ville et du Mémorial qui s'est envolée pour Israël et les Territoires Palestiniens le 29 mai dernier : une offense qui atteignait, au-delà de la personne de son président, toute notre association, sans laquelle l'entreprise n'aurait pas existé !

 

Qu'avons-nous appris depuis de ce concours ? Ouest France, dans son édition du 1er juin, a révélé que les seuls avocats ayant plaidé à Al Qods avaient été de nationalité fra

nçaise, belge... et... palestinienne. Pas d'Israéliens !

 

Il est donc évident qu'il y a eu des difficultés en cours d'élaboration du programme, difficultés qui ont fait que l'évènement projeté ne pouvait que s'éloigner de l'idéal de départ, et donc de sa raison d'être.

 

La Ville de Caen et le Mémorial ont donc, nonobstant ces difficultés, admis de « cautionner » une manifestation devenue authentiquement palestinienne, expurgée de toute présence israélienne. Tel n'aurait pas dû être leur rôle.

 

La remise par Philippe DURON de la distinction qui a ho

noré l'avocate palestinienne, lauréate du concours, ne peut en conséquence que faire penser à deux épisodes antérieurs : celui de la fin mars 2008, où le tout nouveau maire de Caen eut pour premier geste public de planter un arbre pour la Palestine, et non pas deux arbres pour Israël et la Palestine, ou encore un unique « arbre de la paix proche-orientale » ; celui du 3 juin suivant, où le premier magistrat de la ville et ses 21 maires adjoints ont boycotté purement et simplement le colloque que France - Israël Basse Normandie avait organisé, dans l'exception qualitative, au Mémorial...

 

France - Israël Basse Normandie ne demande pas au maire de Caen et président du Mémorial de s'afficher comme philosioniste,  d'exprimer un engagement de solidarité exclusive vis-à-vis de l'Etat d'Israël. En revanche, nous sommes en droit d'attendre que le même s'insc

rive dans une démarche de strict équilibre entre les causes concernées.

 

La dernière information annonçant la signature prochaine d'un partenariat entre Caen et Hebron conforte l'évidence de l'unilatéralisme de Philippe DURON, dans la mesure où cette initiative n'est pas accompagnée d'une autre, à destination d'une ville israélienne...

 

 

      D.C. BADACHE

  Président

Association France Israël Basse Normandie

 

Diffusion autorisée avec le nom de l'auteur ainsi que le lien du site

 

 

_____________

 

Les Droits de l'homme de Caen à Jérusalem-est

Philippe Duron, député-maire

 

de Caen, avec la lauréate, Jamila Ziad, participait au jury avec Alain Tourret, au nom de l'Institut des Droits de l'Homme ; Jean-François Akandji-Kombé, doyen de la faculté de droit de Caen et Xavier Onraed, bâtonnier de Caen. : DR

 

L'université palestinienne d'Al Quds a organisé son premier concours de plaidoiries,sous l'égide du Mémorial musée pour la Paix. Il a été remporté par une jeune avocate de Ramallah.

« Si c'était tout droit ! » Anwar Abu Eisher s'amuse de l'étonnement provoqué par l'itinéraire qui mène d'Hébron à Ramallah. Pour les Palestiniens, la route qui va du sud au nord de Jérusalem contourne la ville sainte. Elle est rallongée de trente kilomètres, avec les inévitables barrages, les check points. C'est le mur qui commande. Impossible de ne pas voir ce rempart de béton. Il sépare les territoires palestiniens de leur voisin, dont il enclave soigneusement les colonies.

En fait, ça ne fait pas rire du tout le professeur de droit. Ce natif d'Hébron, marié à une Malouine, doit supporter, comme ces concitoyens, cet apartheid qui ne veut pas dire son nom. Le mur est là aussi, au pied de l'université Al Quds, où il enseigne, à Jérusalem est. Ce campus a organisé, dimanche, son premier concours international de plaidoiries. Il est le fruit d'une collaboration avec le Mémorial de Caen et le tout jeune Institut des Droits de l'Homme et de la Paix.

Une balle « perdue »

Quatre avocates palestiniennes, parmi six confrères et consoeurs français et belges qui avaient le déplacement, n'ont pas manqué l'occasion. Fait de société, avec la dénonciation des crimes d'honneur, mais surtout violences d'État - défaillance d'enquête sur un cas de torture et déplacement forcé d'une famille de Bédouins - ont nourri des plaidoiries émouvantes.

La plus poignante évoquait la situation d'un jeune homme gravement handicapé après avoir été blessé par une balle « perdue ». Il attend en vain réparation. Elle a valu à Jamela Ziad, stagiaire au Barreau de Ramallah, le Prix du Mémorial. Ce paralysé c'est son frère aîné, laissé pour mort après un contrôle de l'armée israélienne.

Jamela Ziad fera partie du jury du prochain concours de plaidoiries du Mémorial de Caen. Elle fera le voyage avec Miran Arafat, dont le prix de l'Institut, lui vaut d'être parmi les jurés du concours lycéen. Un prix du Consulat de France vaut à Luna Orikat et Banna Soughry-Badarne d'être les hôtes du barreau de Paris en juillet prochain.

Le jury d'Al Quds, co présidé par Philippe Duron, député-maire de Caen, a validé cette domination palestinienne. Moins par diplomatie que par souci de lancer dans cette région sensible un concours, qui rappelle que « chaque homme, chaque femme espère vivre dans la paix et la dignité ». Des Israéliens y participeront-ils un jour ? « On a tout fait pour », assure Anwar Abu Eisher.

Xavier ALEXANDRE.

Ouest-France

 

______________________ 

 

 

 

Caen, le 03.06.09.                                                         OUEST FRANCE

                                                                                     A l'attention de la rédaction

 

                                                                                     Par fax

 

 

Chère Madame, Cher Monsieur,

 

 

Pour la deuxième fois en trois jours, OUEST FRANCE a relayé l' « information » selon laquelle les avocats israéliens auraient refusé toute participation au Concours de Plaidoiries d'Al Qods.

 

Dans l'édition de ce jour, il a même été indiqué que mes confrères des barreaux israéliens auraient rencontré un veto dans l'hypothèse de velléités de participation.

 

En ma qualité de Président de France - Israël Basse Normandie, je ne peux que m'insurger devant pareilles insinuations qui font de surcroît litière de la nature démocratique de l'Etat d'Israël, quelque peu « esseulé » dans la région en la matière ! 

 

Je note que ma demande d'insertion d'un communiqué en réplique à l'édition du 1er juin dernier, accompagnée de la production du courriel de ma consoeur Rachel FRANCO, du Ministère de la Justice d'Israël, n'a été suivie d'aucun effet.

 

Je me refuse à penser que le premier quotidien de France se fait l'écho exclusif d'une seule partie à ce conflit.

 

Je réitère en conséquence la demande formulée hier, 2 juin 2009.

 

En outre, je vous saurai gré de bien vouloir publier le communiqué de notre association venant en réaction de l'annonce par Philippe DURON de la signature d'un partenariat entre les villes de Caen et de Hebron.

 

Avec mes sentiments les meilleurs.

 

 

  D.C. BADACHE

Président

Association France Israël Basse Normandie

 

Diffusion autorisée avec le nom de l'auteur ainsi que le lien du site

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Published by AFIBN - dans Président
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