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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 06:57

 

Le dernier éditorial de François-Régis Hutin, « patron » de Ouest France, ne manque pas d’interpeller. Ce dernier a évoqué la probable sinon certaine nucléarisation de la puissance militaire iranienne en des termes tels qu’il est permis de se demander si l’homme de presse, qui se veut chevalier servant de l’idéal de paix, a tiré toutes les leçons d’une récente et tragique histoire.

 

En substance, selon le précité, si la stratégie des sanctions à l’égard du régime de Téhéran devait échouer, il conviendrait alors d’éviter tout recours à la force, motif pris de ce qu’une telle perspective vaudrait à la communauté internationale les effets d’un redoutable embrasement. 

 

Le conseil est d’autant plus surprenant que le même François-Régis Hutin reconnaît que le « maître temporel » de l’Iran appelle à la destruction de l’Etat d’Israël…

 

L’éditorial est donc une invitation à une soumission – qui ne dit pas son nom – à la volonté de Téhéran, ce dans la mesure où le positionnement diplomatique de Moscou et de Pékin interdit, par le jeu du veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies, la mise en place d’une « punition » maximaliste qui induirait un étouffement de l’économie perse.

 

Appel à la soumission…

 

Notre vieille Europe, il y a 73, a su se soumettre ; non pas à l’islamisme intégriste, mais à la vindicte national socialiste. C’était en Bavière, à Munich, où Neville Chamberlain et Edouard Daladier souscrivaient, face à Adolphe Hitler et Benito Mussolini, à la teneur d’accords qui dépeçaient la Tchécoslovaquie en livrant les Sudètes à l’Allemagne nazie.

 

Tel était le prix d’une illusoire tranquillité pour Londres et Paris.

 

Aujourd’hui, faut-il prendre le risque de « sacrifier » Israël en laissant progresser le nucléaire iranien pour épargner ou croire épargner à la communauté des Etats une perspective de généralisation d’un conflit ?

 

Ce choix qui ne devrait pas être en rappelle un autre, fruit de la pensée pétainiste : fallait-il « sacrifier » quelques milliers de juifs pour « sauver » des Français dits de souche ?

 

Il est aisé de composer une ode à la prétendue paix depuis les douillets bureaux d’une rédaction. Mais il est vital de prendre, le moment venu, la décision qui s’impose lorsque l’on a charge gouvernementale de plus de 7 millions d’âmes.

 

Il n’y a pas de contradiction entre le service de la paix et le recours à la force, à partir du moment où celui-ci s’inscrit dans le cadre d’une guerre juste, surtout lorsque cette dernière se veut, autant que faire se peut, chirurgicale, et qu’elle n’implique pas une confrontation massive de ressources humaines, au sol.

 

La guerre juste a une identité. Elle jouit d’un ancrage doctrinal ancien. Ce concept a été développé par la théologie chrétienne, aux fins de conciliation des exigences du politique et du message de paix du christianisme.

 

Au XIIIème siècle, Saint Thomas d’Aquin a synthétisé cette doctrine en considérant que toutes les guerres défensives se trouvaient justifiées par le principe même de légitime défense. Quant aux guerres offensives, elles pouvaient être réputées justes, à la condition de satisfaire à trois conditions : être conduites par une autorité légitime, être dirigées contre un adversaire ayant commis une faute et enfin être menées avec droiture, en d’autres termes dans le respect des règles dédiées à la conduire de la guerre…

 

Nul ne saurait contester le caractère légitime de l’autorité gouvernementale israélienne. Nul ne saurait contester le fait que la violation par l’Iran du Traité de Non Prolifération de 1968, dont il est signataire, constitue une faute. Nul ne saurait soutenir que des frappes aériennes ciblées, réservées aux installations litigieuses, ne constitueraient pas un recours à la force respectueux des règles de la guerre…

 

Au-delà du distinguo doctrinal, une telle initiative militaire s’analyserait en l’exercice d’un droit à une légitime défense préventive, induite par la volonté exprimée par le régime iranien de rayer l’Etat d’Israël de la carte et se donner les moyens nucléaires d’y parvenir…

 

 

Daniel-Charles BADACHE

Président France Israël

Basse Normandie

Daniel Charles BADACHE

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Published by Me Daniel charles Badache - Association France Israël Basse Normandie - dans Président
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