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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:04

Daniel Charles BADACHE

 

Quel utopiste pourrait imaginer aujourd’hui que l’islamisme radical s’estimera comblé par les seuls deux massacres perpétrés dans une école et un musée juifs, de Toulouse à Bruxelles ?

 

D’aucuns regretteront qu’il y a un peu plus de deux ans, ce soit Marine Le Pen la première qui ait évoqué, certes pour alimenter son fonds de commerce politicien anti-immigration, la prolifération de clones de Merah sur le territoire national. Mais force est d’admettre que la France souffre de la présence de multiples « cellules dormantes » qui représenteront autant de potentialités d’actes terroristes promis essentiellement à des cibles juives ou réputées liées au sionisme.

 

Aucun procès majeur ne sera fait à nos autorités, lesquelles semblent avoir appréhendé l’ampleur du mal. Un mal qui ne saurait être limité dans ses racines, comme le laisserait penser l’actuelle médiatisation, à une motivation née dans l’apprentissage du djihad, quelque part en Syrie.

 

Un mal qui ne saurait être expliqué exclusivement par le désoeuvrement de nombre de jeunes de telles banlieues, proies faciles pour les tenants de la radicalité, experts en recrutement.

 

Un mal qui ne saurait non plus être analysé comme la conséquence du seul séjour éventuel en milieu carcéral, propice, cela ne doit pas être nié, à l’endoctrinement.

 

La Syrie, le chômage d’éléments demeurant en marge de la société, la prison constituent des « facilitateurs » ou des « accélérateurs » d’un passage à l’acte puisant sa source dans une imagerie frelatée : celle diabolisant l’Etat d’Israël, jusqu’à l’accuser de la commission de crimes contre l’humanité dont serait victime le peuple palestinien.

 

Pierre-André Taguieff, évoquant à l’aube de ce siècle la « nouvelle judéophobie », avait mis opportunément l’accent sur l’incidence de la seconde intifada sur ceux qui, dans les banlieues, voulaient importer le combat anti-israélien en s’en prenant aux ressortissants de la communauté juive, gommant toute distinction entre la réalité proche-orientale et la société française, prise dans ses diverses composantes.

 

Pour ces « frères » des Palestiniens, il n’y a pas de frontière entre antisionisme et antisémitisme. Tout juif à travers le monde est un serviteur de l’Etat d’Israël, et donc un homme à abattre dans la mesure où la finalité est de détruire précisément cet Etat. C’est ce que leur enseigne notamment la Charte fondatrice du Hamas, qui, au-delà de son credo antisioniste, redonne vie aux poncifs véhiculés par l’antisémitisme européen du début du XXème siècle…

 

Il n’est pas douteux que la passivité de la communauté internationale, voire la complexité de certains de ses segments, ont permis à cette image d’Israël que nous avons dite frelatée de prospérer.

 

Raisonnons sur le seul cas français… et même caennais. Nous connaissons depuis le 1er juillet 1901 la liberté d’association. Par référence à cette loi essentielle de la IIIème République, s’est constituée l’ « Association des Femmes en Noir », qui, sur l’ensemble du territoire national et donc à Caen, prétend servir la cause du peuple palestinien.

 

Rassemblements périodiques sur les places publiques, appels récurrents au boycott des produits israéliens avec éventuelles opérations « coup de poing » dans les lieux les commercialisant sont ses modes d’expression privilégiés, même si venant en violation de la loi française qui punit toute discrimination sur le plan économique en fonction de l’origine des produits…

 

Ce qui n’a pas pour autant dissuadé le Conseil Municipal de la Ville de Caen de voter une subvention aux Femmes en Noir lors de la précédente mandature !

 

Des Femmes en Noir qui viennent de diffuser sur la capitale bas normande un tract dénonçant, entre autres supposés méfaits, les crimes commis par l’armée israélienne lors de l’opération « Plomb Durci » dans la Bande de Gaza à l’hiver 2008-2009. Une armée « jugée » coupable de la mort de centaines d’enfants palestiniens…

 

Qui rappellera que cette opération, conséquence de la rupture par le Hamas d’une trève de six mois et de l’ « arrosage » du sud d’Israël par des centaines de roquettes, a révélé la « stratégie » de ces « combattants » islamistes, ayant fait des civils gazaouis -  et notamment des enfants – de véritables boucliers humains, du fait de leur immersion dans les écoles, les hôpitaux, voire dans les mosquées ?

 

Qui a commis en ces circonstances des crimes contre l’humanité ? Ceux qui promettaient des innocents à la mort ou ceux qui n’avaient pour objectif que de faire cesser une entreprise de destruction de leur Etat ?

 

Qui, en amont de cet épisode de belligérance, rappellera que le blocus – au demeurant sélectif – de la Bande de Gaza a été induit par le positionnement officiel du Hamas, quelque temps après sa prise de pouvoir dans ce territoire à la mi-juin 2007, rejetant toute reconnaissance de l’Etat d’Israël et le promettant à l’anéantissement ?

 

Tant que la société internationale, tant que l’espace français laisseront se répandre de telles contre-vérités, il y aura, dans l’Hexagone et en tout autre lieu exposé à la radicalité islamiste, tragique manifestation d’émules de Merah et de Nemmouche…

 

 

  D.C. BADACHE
Président

France Israël Basse Normandie

 

 

 

France Israël Basse Normandie (83)

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Published by France Israël Basse Normandie - dans Président
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