Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : France Israël Normandie
  • France Israël Normandie
  • : France Israël Normandie
  • Contact
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:29

total---de-margerie.jpg

 

Le PDG de Total Christophe de Margerie, 63 ans, s’est tué lundi soir dans le crash d’un jet à l’aéroport Vnukovo à Moscou.

 

Le nom de Christophe de Margerie est totalement inconnu en Israël.

 

Sa mort dans un terrible accident en Russie n’a pas fait l’objet de la moindre news dans les grandes chaînes de TV.

 

Très peu de personnes savent, malgré des rumeurs insistantes, que Total ne boycotte pas Israël.

 

Une information parue en 2011 dans IsraelValley:

 

“Le Groupe Total basé à Courbevoie rentre en Israël dans le domaine du solaire. L’entreprise Française a racheté en début de semaine la majorité des actions de SunPower (pour 1,38 milliards de dollars), elle même propriétaire de l’israélien SunRay (SunPower avait racheté SunRay pour 277 millions de dollars en 2010). Sun Power (et donc SunRay) vont bénéficier de très large investissements du pétrolier Français”.

 

L’ancien PDG de Total, qui connaissait parfaitement la géo-politique du Moyen-Orient avait presque "ignoré " Israël.

 

Pas complètement.

 

Quelques informations :

 

“TOTAL, qui a récemment visité le Technion, fait partie des entreprises qui souhaitent investir, croient au développement durable, et sont notamment intéressées par la découverte de solutions en dehors de l’hexagone” selon Muriel Touaty de l’Association technion France.

 

Un article de Caroll Azoulay :

 

« Au Technion , un nouveau projet phare mené par le professeur Gideon Grader est entièrement dédié aux solutions innovantes liées à l’énergie. Les grands groupes, conscients du potentiel de haut niveau qui existe en Israël dans le domaine de la recherche, montrent un intérêt tout à fait sensible pour d’éventuels partenariats », explique t-elle.

 

A l’appui, la décision prise par le groupe Total, à la suite d’une toute récente rencontre avec les chercheurs du Technion, de lancer deux programmes de recherche dans le domaine de l’énergie et des sciences informatiques ou du génie mécanique".

 

En 2012 dans notre site :

 

Selon des sources IsraelValley et confirmées par un site économique Russe :

 

“Gazprom et Total pourraient se lancer dans la production de gaz en Israël. Les chances de Gazprom de participer au projet Léviathan sont assez élevées. Israël voit dans la compagnie russe l’un des plus sérieux candidats afin de participer à la mise en valeur du vaste champ pétrolier. Le français Total pourrait également faire partie de la coentreprise”.

 

ISRAELVALLEY PLUS. Rue 89 : "Total est une entreprise privée fondée en 1924, et a une longue histoire tumultueuse qui va de la Compagnie française des pétroles d’un côté, à Erap, ancêtre d’Elf Aquitaine de l’autre, auxquels il faut ajouter le belge Petrofina, pour aboutir à un groupe consolidé en 2000 sous le seul nom de Total, devenu l’un des plus grands groupes d’hydrocarbures au monde.

Mais l’émergence des grands groupes pétroliers français doit tout à la volonté gaullienne de construire dans les années 60 des géants français à l’échelle mondiale dans les secteurs-clés de l’économie. Ça a marché dans le pétrole (Elf, Total), ça a échoué dans l’informatique (Bull…).

 

Elf et Total ont été longtemps le fer de lance de la France gaulliste sur un terrain dominé par les majors anglo-saxonnes, BP, Shell, Exxon, etc.

 

Total n’a eu de cesse de se faire une place au soleil du Golfe arabo-persique, au risque d’entraîner la France dans une alliance durable et hautement controversée avec le régime de Saddam Hussein en Irak ; Elf a déployé ses activités en Afrique, en étroite symbiose avec les services secrets français, à partir de son fief gabonais, avec des entreprises de déstabilisation partout où il y avait un parfum d’hydrocarbures : enclave angolaise de Cabinda ou réduit biafrais au Nigeria.

 

Des activités génératrices de corruption avec leurs retombées en France comme l’ont montré les années 80 et 90.

 

Peut-on devenir un géant pétrolier sans en passer par de telles turpitudes ?

 

La question mérite d’être posée, mais la réponse apportée par tous les pouvoirs français, de droite et de gauche, jusqu’ici, a été négative : de la Birmanie, où Total a été accusé de complicité avec la junte militaire (souvenez-vous du « rapport Kouchner »…), mais où Christophe de Margerie rencontrait aussi l’ex-dissidente et prix Nobel Aung Sang Suu Kyi ; à l’Irak où les casseroles de l’affaire « pétrole contre nourriture » ont valu une mise en examen au défunt PDG de Total (relaxé en première instance), et continuent de hanter les palais de justice.

 

A l’exception de la Norvège et du Royaume-Uni, on trouve plus souvent des hydrocarbures dans des pays aux régimes autoritaires, et les groupes pétroliers avancent qu’ils ne peuvent faire autrement que de se plier aux mœurs de leurs interlocuteurs.

 

Mais il faut être deux pour se livrer à la corruption…

 

Le secteur a certes connu une grande internationalisation :

 

aujourd’hui, le PDG de Total doit aussi bien séduire les fonds de pension américains qui figurent massivement dans son capital, que le pouvoir de l’heure en France dont l’appui diplomatique reste indispensable dans un secteur marqué par les enjeux géopolitiques.

 

Thierry Desmarest, le prédécesseur de Christophe de Margerie, fut sans doute le premier des PDG du groupe à consacrer autant d’énergie aux « road shows » bi-annuels aux Etats-Unis auprès des investisseurs, parallèlement à son travail habituel auprès des dirigeants iraniens, kazakhs ou angolais…

 

Cette internationalisation ne change pas, bien au contraire, la compétition acharnée que se livrent les grands groupes pétroliers.

 

Les Français ont réussi, depuis la période gaullienne, à se hisser au niveau des plus grands, et c’est assurément un élément important dans la concurrence internationale.

 

Aujourd’hui, ce sont les pétroliers chinois, indiens, brésiliens, qui sont entrés dans cette course de rattrapage, cherchant à assurer l’approvisionnement énergétique de leurs pays, rendant un peu plus complexe la dimension géopolitique du secteur.

 

Ce qui fait du futur PDG de Total un mélange de capitaine d’industrie classique, doublé d’un ministre des Affaires étrangères-bis, d’un patron-bis de la DGSE, et de communicant à la Séguéla pour améliorer l’image publique d’un secteur synonyme de pollution et de frein aux transition énergétiques plus propres et plus éthiques.

 

Christophe de Margerie avait tous ces talents, qui vont avec leur zone d’ombre.

 

Grande compagnie pétrolière cherche oiseau rare…

 

 

 

 

 

Yotan Frishman,

 

israelvalley

LOGO CCFI


 

Partager cet article

Repost 0
Published by France Israël Basse Normandie - dans Israël
commenter cet article

commentaires