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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 21:45

 

 

En 1966, un ministre israélien, Marc Hillel, publiait un ouvrage au titre quelque peu interpellant : « Israël en danger de paix ». L’auteur y exprimait une conviction : seule la menace extérieure de haute intensité assurait l’unité de la société israélienne et permettait la mise entre parenthèses des clivages et particularismes, au nom d’une nécessaire mobilisation.

 

Du fait de la Guerre des Six Jours, déclenchée l’année suivante, ce « danger de paix » n’a pu être mesuré…

 

Quelque 46 ans plus tard, le titre en question constituerait un remarquable anachronisme.

 

L’Etat d’Israël, dans une semi-indifférence générale, est en effet confronté à une kyrielle de menaces qui, en nombre et en degré de dangerosité, dépassent celles identifiées en 1967, lorsque Nasser requit de l’ONU le retrait des Casques Bleus postés dans le Sinaï, décida du blocus du Détroit de Tiran et activa un commandement militaire unifié intégrant Egypte, Jordanie et Syrie.

 

Nous étions alors dans une configuration de « conflit classique », annonçant une confrontation entre armées régulières, armées d’Etat, à un moment où Tsahal pouvait espérer, face à l’avantage arabe du nombre, faire jouer la supériorité qualitative de ses forces.

 

Le contexte qui prévaut en 2012 est drastiquement autre. Il ne s’agit plus de perspective de « conflit classique » qui se limiterait à un choc d’armées sur terre, dans les airs et sur mer. L’heure est à une combinaison de périls impliquant non seulement des Etats, mais aussi des milices agressives installées à immédiate proximité du territoire israélien, dans un environnement, régional marqué par les incertitudes induites par le mal nommé « printemps arabe », et international tributaire des dossiers irakien et afghan, qui ne sont pas sans impact sur le positionnement de Washington et la disponibilité de la Maison Blanche pour contribuer pleinement à la sécurité d’Israël.


Une démarche d’inventaire s’impose, qui sera instructive quant à l’échelle des craintes :

 

  1. Israël est « solennellement » promis par le régime iranien à être « rayé de la carte » ; un régime qui défie la communauté internationale par la poursuite à tout le moins opaque d’un programme nucléaire soustrait au contrôle effectif de l’A.I.E.A.

 

  1. Le Hezbollah libanais, « mandataire » zélé de l ‘Iran, dispose d’un arsenal de missiles bien plus fourni et sophistiqué que celui dont il bénéficiait lors de l’affrontement de 2006 ; un arsenal qui serait à n’en pas douter actionné en cas de frappes préventives israéliennes contre les sites nucléaires de son protecteur, et dont les « joyaux » pourraient cette fois atteindre Tel Aviv et Jérusalem.

 

  1. Le pouvoir syrien, indéfectible maillon intermédiaire entre  Ahmadinedjad et Nasrallah, confronté à un soulèvement populaire qu’il réprime sans pouvoir l’endiguer, pourrait être tenté par une stratégie « patriotique » de diversion qui le conduirait à agresser Israël avec pour objectif déclaré de restituer au peuple qu’il persécute la souveraineté syrienne sur le plateau du Golan.

 

  1. L’Egypte n’est plus celle de Moubarak. Les militaires au pouvoir, plus ou moins garants de la stabilité régionale, devraient faire place nette en juin prochain aux vainqueurs des législatives de cet hiver, Frères Musulmans et éventuellement salafistes potentiels dénonciateurs du traité de paix israélo-égyptien.

 

Mais d’ores et déjà, ses autorités ne contrôlent plus un Sinaï devenu espace de tous les trafics et surtout d’infiltration de groupes terroristes, dont ceux se réclamant d’Al Quaëda…

 

  1. Le Hamas, maître sans partage de la Bande de Gaza, est aujourd’hui renforcé par la levée du blocus que le Raïs égyptien déchu lui imposait au sud du territoire, l’acheminement d’armements s’en trouvant d’autant facilité. Cette « succursale » palestinienne des Frères Musulmans demeure attachée à sa Charte fondatrice dédiée à l’anéantissement de l’Etat sioniste.


En juin 1967, il avait presque suffi, à l’aube du premier jour d’une guerre qui en compta six, de « clouer » l’aviation égyptienne au sol pour prendre plus qu’une option sur une victoire finale. Telle n’est plus la réalité. Pour ne prendre qu’un exemple, celui du Hezbollah, il faudrait tuer des milliers de civils libanais pour neutraliser sa capacité de feu, dans la mesure où il se fond dans une population dont il fait un bouclier humain.

 

Or, comme précédemment souligné, le « parti de Dieu » n’est qu’un bras qu’actionne le cerveau iranien, qu’il sera nécessaire d’atteindre si les sanctions internationales s’avèrent, désormais à proche délai, inopérantes.

 

A la charnière des années 60 et 70, un député israélien quelque peu iconoclaste, Uri Avnery, auteur d’ « Israël sans sionisme », disait sa crainte de voir son Etat ne pas vivre plus longtemps qu’avait vécu le Royaume des Croisés, ne pas dépasser le siècle d’existence. Ce n’est pas faire œuvre de dramatisation que d’alerter l’opinion publique internationale sur une authentique menace existentielle, du fait de la conjonction de cet ensemble de périls.

 

 

D.C. BADACHE,

Président Association France Israël Basse Normandie

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Published by Me Daniel Charles Badache - Association France Israël Basse Normandie - dans Président
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Association France Israël Basse Normandie 28/07/2012 11:46



df@gmail.com


IP : 212.198.81.34

ou


Email : ad@free.fr


IP : 212.198.81.34 la personne étant la même,

Merci pour les deux commentaires qui, bien que d'adresse différente comme cité proviennent de la même source. Je me permet de vous exposer l'imbécillité provenant de cette recherche pseudo
virile confirmant l'évidence de cette affirmation suivante : On peut comprendre tout à fait d'avoir eu envie de courir. L'idiotie n'a jamais été amie ni avec l'objectivité, ni avec la finesse et
l'intelligence, merci d'en avoir été au moins honnête. Il est évident cependant que de votre côté, ce n'est pas avec votre tête ou l'espoir d'une quelconque bribe d'intelligence que vous avez su
formuler avec brio ce qui vous tient de fierté. Si au moins, la haute formulation châtiée qui vous tient de grandeur vous a certainement apporté une certaine jouissance primaire et bestiale,
grand bien vous fasse. Vous ne faites que conforter et encourager la pertinence de cet écrit. J'en arrête là eu égard à vos capacités intellectuelles très entamées. Laurent,