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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 20:57

drapeau israel

 

Les pages du manuel scolaire des Editions Nathan, présentées ici, sont encore à l’état d’ébauche et de projet d’impression pour la rentrée prochaine.

 

Jérusalem, lieu saint "musulman" sur une carte, insistance sur le conflit palestino-israélien comme source de tous les malheurs du Moyen-Orient, voire du monde, disparition totale du terme hébreu "Shoah", pour "génocide des Juifs et des Tziganes"...

 

Des irrégularités flagrantes et des sur-interprétations politiques des conflits ou évènements du passé deviennent, peu à peu, la norme qu’on souhaite enfoncer dans l’esprit de nos jeunes "têtes (pas toujours) blondes".


Les mots valant pour définition du cours des événements, prennent une importance cruciale, dans la codification des messages que l’on souhaite faire passer aux générations, actuellement, en formation de l’esprit.

 

Dans le document, les programmateurs scolaires prennent, sciemment, des libertés avec les faits.

 

Plusieurs exemples :


 sur la carte illustrative des conflits récents ou en cours, les "pédagogues" fournissent la clé supposée de ces luttes en ne signalant sur la carte du Moyen-Orient, Jérusalem que comme "Lieu Saint musulman", au même tire que la Mecque, Médine, Kerbala ou d’autres, extensibles à merci.

 

De fait, les Juifs ou les Chrétiens sont, d’emblée, exclus de toute prétention à y voir aussi et surtout leur Ville Sainte.

 

A quoi bon, même, négocier son statut, si la Ville n’est pas "ouverte" aux autres confessions, mais bouclée, une fois pour toutes, dans la définition islamophile de nos joyeux révisionnistes ?

 

Si, jamais, Jérusalem fait partie des enjeux du conflit ou de négociations, c’est uniquement pour affirmer que des étrangers, Juifs (ou Américains en Irak) foulent les terres et les lieux de culte musulmans pour se les réapproprier.

 

Automatiquement, l’enfant ou l’adolescent doit adhérer à la thèse de la "colonisation", lorsque la fondation du foyer juif, promis par la Déclaration Balfour, en 1917, précède et de loin toute autre revendication politique.

 

S’il ne s’agissait que d’une "erreur" par simplification outrancière (et alors même que la question posée en en-tête porte sur : " Comprendre la "complexité" des conflits ? ), on lit ensuite que la présentation de l’origine des conflits régionaux (et pas seulement palestino-israélien) repose sur l’assertion suivante :

 

 "Depuis le XXème siècle, il (le Moyen-Orient) est une des principales zones de conflits dans le monde. >

 

La Création de l’Etat d’Israël est une source constante de conflits avec les Palestiniens et ses voisins arabes.

 

Si on veut comprendre la "complexité" des enjeux mondiaux, il faut d’abord "constater" que le conflit directeur et principal, celui qui fait obstacle à la "paix" (par opposition à "conflit") c’est la Création de l’Etat d’Israël et nul autre.

 

On note, tout d’abord, l’inversion chronologique, faisant passer le conflit avec les Palestiniens avant même toute intervention Arabe (dont rien ne dénote l’hostilité fondamentale à cette "Création").

 

Or, chacun, membre de notre génération, est censé savoir que 5 états arabes ont déclaré la guerre à Israël naissant, dès sa déclaration d’Indépendance, avec ce programme pacifique et humanitaire :

 

"Jeter les Juifs à la Mer".

 

Israël n’aurait-il donc jamais "déclaré la guerre " ni aux Palestiniens ni aux voisins arabes ?

 

La question reste en suspens, en faisant de la "création" de l’Etat, l’essence même de tous les conflits.

 

J’ai 14 ou 15 ans et il me vient naturellement à l’esprit qu’en éradiquant cet Etat-obstacle, tous les problèmes pourraient être résolus.

 

Nos éducateurs de jeunes adolescents semblent donc, bien être, avant tout, des adeptes fervents, dévoués et zélés du postulat antisioniste.

 

La complexité voudrait que, sans trancher la question des "réfugiés" de 1948 et d’après, on admette qu’ils sont aussi victimes de la vision arabe optimiste du conflit, pensant faire rapidement avorter le nouvel Etat et renvoyer ceux qui ont quitté, souvent, de leur plein gré, leurs maisons, vers leurs précédentes zones de résidence.

 

Mieux, "en 1948 , une résolution de l’ONU partageait la Palestine en un Etat Juif et un Etat... Palestinien ".

 

D’abord, la date est fausse, puisque c’est le 29 novembre 1947 que cette résolution est présentée et rejetée d’un revers de manche, par tous les Etats arabes et la partie palestinienne.

 

Cette simple erreur de date fait perdre leurs prétentions d’historiens à ce jury, juge et partie.

 

La résolution 181, qui n’a valeur que de recommandation, et non de contrainte, parle, quant à elle, d’un Etat Juif et d’un Etat Arabe.

 

Peu importe les dénominations et l’histoire réelle, pourvu qu’on ait livresque de "redresseurs de torts".

 

Est-ce jouer sur les mots, lorsqu’on a 15 ans ?

 

Si nous voyons que c’est la "Palestine" (région alors géographique ou ne siège aucun Etat déclaré) qui est "partagée", et que les Arabes de Palestine sont bien les "Palestiniens", qualificatif des habitants de cette terre, alors la création d’Israël devient "artificielle", puisque l’ensemble de la Palestine devrait, selon cette logique d’attribution, revenir à ceux qu’on identifie comme les dénommés "Palestiniens".

 

D’où, jusque-là on parlait, bien alors, des Juifs de Palestine et des Arabes de Palestine.

 

Il faut, ici, que seuls ces Arabes soient lésés, en tant que Palestiniens, sans un mot sur le refus arabe de ce plan de partage.

 

L’inversion des deux termes permet de faire glisser la légitimité de cette création, au profit des seuls dénommés "Palestiniens", immédiatement identifiés à la partie lésée, lorsque aucun Arabe ni pays arabe n’a accepté cette résolution-recommandation, la rendant donc caduque .

 

"A la suite des guerres israélo-arabes, Israël occupe l’ensemble de la Palestine" : à aucun moment de la "complexité des conflits", nos pédagogues antisionistes ne vont signaler que l’Egypte occupait Gaza, la Jordanie la Cisjordanie et Jérusalem-Est, interdisant aux Juifs l’accès au Kotel (ou Mur Occidental, dit des "Lamentations").

 

D’autre part, l’ensemble de la "Palestine, de 1921, par exemple, comporte aussi la Transjordanie, où le Royaume hachémite est créé, bien avant (26 ans) Israël.

 

Il ne s’agit donc, plus, que d’une partie et non de l’ensemble de la "Palestine" (géographique ou dénominative, depuis l’Empire romain, sans mention d’une antiquité juive ni d’une aspiration renouvelée à chaque prière, vers ou dans cette région du monde).

 

La logique de la thèse défendue serait donc celle d’une "occupation", lorsque toutes les résolutions, 242 et 323 parleront de territoires "disputés", dans la mesure, où, si on se rapporte à ce que dit précédemment, l’Etat arabe de Palestine a refusé sa création en 1948 et une guerre arabo-israélienne (en posture de défense) s’en est suivi.

 

Concernant les Accords d’Oslo , ce projet de livre stipule qu’ils portent sur la "Reconnaissance mutuelle d’Israël et d’un Etat Palestinien".

 

Preuve en est que ce serait "vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué", dans la mesure où aucun accord ni traité signé en 1993 n’évoque la reconnaissance d’un Etat Palestinien, -auquel Itzakh Rabin était opposé, alors que Shimon Peres y était plutôt favorable - mais bien de l’ouverture d’un processus de négociation, devant accorder une large autonomie à la future Autorité Palestinienne, en prévoyant, mais seulement plus tard, lors "d’Oslo 2" (1995, appliqué sous Binyyamin Netanyahu, en 1998) la restitution de l’administration de 7 villes principales et de secteurs les raccordant (zones A et B, avec des secteurs en cogestion - et zone C sous contrôle israélien).

 

Un processus, une démarche, une méthodologie n’augurent pas des "résultats". Un enseignant devrait le savoir et privilégier une telle approche. Il s’agissait, d’abord, d’énumérer les problèmes qui fâchent et d’organiser des cycles de négociation, pour résoudre, point par point, le(s) différend(s).

 

Mais "puisque", dans la logique des "enseignants", la reconnaissance de fait d’un Etat "palestinien" préfigure et préjuge de tout le reste, on ne peut que blâmer et accuser, à 15 ans, la partie déjà reconnue depuis 1948 de ne pas jouer le jeu des "promesses" auxquelles elle ne s’est jamais engagé, ou pas en ces termes, ni selon un tel postulat de départ, inventé par les "pédagogues".

 

"Intifada" (définition) : "Révolte des jeunes palestiniens des "Territoires Occupés" contre l’Armée Israélienne " :

 

On croirait revoir un fameux feuilleton de France 2 !

 

Le cadre et les rôles manichééns : de la victime ’spontanée" en révolte et de l"’Occupant" (au sens du Hamas et du Hezbollah, est bien clairement posé.

 

Il n’y a aucune place pour tous les documents sortis depuis, sur la planification de la Seconde Intifada, par Arafat, de nombreux mois et années avant l’expression de la moindre "spontanéité".

 

D’autre part, d’un point de vue israélien, le fait marquant de cette Intifada et de sa lente germination, de 1993 (surtout, 1996) à 2000, c’est que les "négociations" sont régulièrement ponctuées d’attentats-suicide dans toutes les villes israéliennes (à parti d’avril 1994).

 

Parler, en ce cas (de négociation en cours) de territoires "occupés" est plus qu’une faute, cela devient un crime.

 

Car, en négociation, ces territoires sont, une fois encore "disputés", objets de controverse.

 

Et chaque attentat interrompt ce cycle, car chacun des partenaires-adversaires devrait aussi faire montre de sa volonté de paix.

 

Ce qui augure, justement, de l’échec de ces pourparlers.

 

Pour ne pas faire trop long, nous sommes passés sur beaucoup de "points de détails" qui tuent, quant à la présentation de ce manuel :

 

notamment, toute la guerre d’Irak, qui devrait redevenir un vif sujet de débat historique, avec sa fragmentation actuelle, sous les coups de boutoir de "l’Etat Islamique", n’est perçu qu’à travers le prisme des mensonges de Colin Powell sur les ADM (vision orientée).

 

Il ne semble pas indiqué qu’avant, et comme pour l’Afghanistan, les Etats-Unis ne sont pas seulement intervenus pour le "pétrole" [-voir présentation de la région dans le document- , mais parce que les Twins Towers étaient la cible du pire attentat s’étant jamais produit sur leur territoire... Que l’Amérique ce soit ou non trompée sur le diagnostic.

 

En bref, on pourrait croire à un manuel d’incitation au Jihad, tel que distribué dans les territoires palestiniens ou autres Madrassas à travers le monde. Et ces fonctionnaires travaillent, paraît-il, pour l’Education Nationale (française, ni juge ni partie).

 

D’autres pages mériteraient une attention, au moins, aussi grande, quant à l’effacement définitif de toute spécificité juive dans la"Shoah", puisque ce terme est gommé, au profit d’une notion où toutes les meurtres de masse se valent : le "Génocide des Juifs et des Tziganes".

 

Rien de l’ampleur, des bilans minimalistes, une déportation "vers l’Allemagne", lorsqu’il s’agit de Vichy - et non Drancy-Auschwitz, comme la plupart des convois ayant pris cette destination - le nombre des râflés du Vel d’Hiv subit une amputation (de 13.152 à 12.884, sachant que chaque "numéro" incarne un être humain)...

 

A aucun moment, l’élève ne semble vraiment disposer des clés pour répondre aux exercices et questions qui lui sont posées -et les réponses déjà soufflées par les rédacteurs-, au seulement, selon la version déformée que lui communique le manuel.

Nous le répétons, de tels projets "éducatifs" (d’endoctrinement) ne sont pas encore publiés et chaque année, il reste aux parties impliquées, dont les Institutions juives ou le Consistoire, un laps de temps substantiel où ils sont encore en capacité d’intervenir, de questionner, de provoquer le débat nécessaire... avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

Marc Brzustowski,

 

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Published by France Israël Basse Normandie - dans France
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