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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 15:39

Daniel Charles BADACHE

 

Pour ceux qui pourraient aujourd’hui encore en douter, l’opération « Bordure Protectrice », qui a eu le mérite de détruire un réseau de tunnels « agressifs » dans la Bande de Gaza et de démontrer l’efficacité du « Dôme de Fer » à la face des ennemis d’Israël, n’a en revanche induit une quelconque ouverture sur le plan diplomatique.

 

Le discours prononcé par Mahmoud Abbas le 26 septembre dernier à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies aura ébranlé les analystes qui avançaient bien imprudemment que l’issue du dernier épisode guerrier, « riche » de ses plus de 2 000 morts, allait permettre une relance du processus de paix avec une maîtrise retrouvée des autorités de Ramallah sur l’ensemble de la partie palestinienne.

 

L’on savait déjà que le Hamas avait proclamé avec véhémence son refus de toute démilitarisation du territoire gazaoui.

 

L’on découvre maintenant que le Président de l’Autorité Palestinienne en personne accuse Israël de génocide et en appelle à la condamnation des responsables de ce prétendu crime par la juridiction pénale internationale.

 

Certes, il est permis de penser que ce propos hautement diffamatoire participe d’un jeu diplomatique tendant à affaiblir au maximum l’Etat qui en est destinataire – et que Mahmoud Abbas ne veut pas « juif » - aux yeux du monde, afin d’atteindre un objectif qui n’est autre que l’admission de la Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU, après avoir obtenu de celle-ci il y a peu la reconnaissance du statut d’Etat non membre…

 

Assurément, le but sera difficile à atteindre, du fait de la procédure d’admission elle-même, laquelle exige que dans un premier temps, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité soutiennent pareille demande en s’associant au vote d’une recommandation que l’Assemblée Générale, en large majorité pro-palestinienne, entérinera ensuite par son vote, sans coup férir.

 

L’on imagine mal les Etats-Unis ouvrir une telle boite de Pandore…

 

Ce même si l’organisation universelle pourrait considérer que le dossier palestinien réunit désormais les conditions mises par la Charte des Nations Unies à l’admission :

 

  • être un Etat – ce qu’elle a d’ores et déjà avalisé, au mépris des exigences d’une doctrine de droit public universellement consacrée

 

  • un Etat pacifique, l’argument étant à présent la référence à un gouvernement palestinien d’unité nationale formé avec l’assentiment du Hamas, un gouvernement qui n’a pas remis en cause les engagements pris dans le cadre des Accords d’Oslo, mais que la succursale gazaouie des Frères Musulmans égyptiens n’a pas expressément avalisés.

 

Au-delà de la probable sinon certaine infortune de la démarche diplomatique programmée par l’Autorité Palestinienne, c’est sa concrétisation qui, en elle-même, apparaît contreproductive.

 

Elle ne pourra que figer en conséquence une partie israélienne qui dénoncera une nouvelle fois un unilatéralisme qu’elle réprouve à juste titre.

 

Devons-nous pour autant prétendre que la voie bilatérale constitue la bonne projection pour l’avenir ?

 

Mahmoud Abbas, dans son allocution, a eu raison sur un seul point : toutes les négociations « à deux » ont échoué jusqu’à ce jour.

 

Israéliens et Palestiniens ont démontré une incapacité, une impuissance récurrente.

 

Ce constat conduit à poser la question d’une immixtion de la communauté internationale dans le processus dit de paix, autre que celle, parfaitement stérile, du dénommé « Quartette » formé depuis 2003 par l’ONU, les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie…

 

Certains crieront à l’ingérence. A tort.

 

A tort parce qu’à l’origine de la création de l’Etat d’Israël et de celle d’un Etat palestinien dont le monde arabe dans son ensemble n’a pas voulu, se trouvait la jeune Organisation des Nations Unies.

 

Et quelle que soit la réluctance légitimement éprouvée par nombre d’acteurs des relations internationales à l’égard de la Maison de Verre new yorkaise, il incombe à la génitrice du partage de la Palestine du mandat britannique de « reprendre la main » et, dans le cadre du chapitre 7 de sa Charte dédié à la préservation de la paix, chapitre mettant à la disposition de l’organisation universelle des moyens contraignants, d’imaginer le moment venu les ajustements que les intéressés n’ont pu finaliser d’eux-mêmes.

 

La perspective n’est certes pas séduisante.

Elle n’est que tristement réaliste…

 

 

Daniel Charles Badache,

Président France Israël

Basse Normandie

FRANCE ISRAËL BASSE NORMANDIE.2

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Published by France Israël Basse Normandie - dans Président
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