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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 17:15

Le sionisme est devenu la question centrale de la pensée politique contemporaine. Son rejet a pour prétexte une critique en profondeur de la transmission.
Impliquée dans un combat idéologique sans merci, l’Europe se démunit de son héritage et refuse d’assumer son origine spirituelle, laquelle démontre précisément un lien « gênant » avec Israël. Face aux chantages, elle se déchristianise, se déjudaïse et nomme cette normalisation « laïcité », « modernité », voire « humanisme ».
Le sionisme à l’inverse n’a cessé de puiser dans le passé d’un peuple singulier la force de reprendre sa place dans l’histoire.
Revenir, exister et même progresser, ce n’est pas échapper au danger en se renonçant, c’est transmettre, parfois au prix de la vie.
Levinas avait bien vu ce qui apparaît plus clairement désormais : « Nous sommes tous des Juifs israéliens »… appelés à transfigurer le feu dévorant et vengeur en muraille protectrice.
Car comment rester une nation sans souveraineté ? Et sans peuple ni langue ni mémoire commune, comment avoir un horizon ? Une culture n’est pas un ministère pour les loisirs mais notre ressort vital, et l’éducation à l’histoire et à la vérité connue n’est pas une option mais un axe de défense stratégique.
Le sionisme concentre aujourd’hui toutes les attaques contre l’idée de transmission, parce que, au carrefour de toutes les détestations démocratiques ou totalitaires, il proclame seul que la politique pourrait encore sauver…

Michaël Bar-Zvi

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 14:00

David-Lowy.jpg

Vous êtes Charlie mais vous n’êtes pas juif !


Vous n’êtes pas juif et vous n’avez pas envie de l’être.

Si après les horreurs de Paris vous ne souffrez toujours pas notre douleur, vous serez longtemps encore indiffèrents à notre malheur.


Vous êtes Charlie et l’entonnez fièrement, je suis juif et vous me le rappelez  constamment.

 

Charlie est pour vous une idée, une institution, une valeur.

 

 « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ».


Vous citez Voltaire à tour de bras, portant en triomphe son héritage mais omettant bien sur de mentionner  son anti judaïsme notoire et son hostilité envers les juifs, vous êtes Charlie, ne vous en faites pas, la France vous pardonnera.

 

Vous montez sur vos grands chevaux quand on défie vos soit-disant valeurs, votre sacro-saint « humanisme » dont je ne crois plus un seul mot.

 

Vous reprenez en cœur si facilement vos belles paroles quand il s’agit de s’indigner d’un crime ignoble, alors que quand les cibles changent, vos langues elles, se taisent.

 

Mercredi, on attaque les valeurs de la république et vendredi ce n’est qu’une violence antisémite de plus, c’est à cause de la barbarie israélienne vous allez me dire, je connais malheureusement la chanson et je ne peux plus l’entendre.

 

Quand on vous touche au cœur de votre capitale et que se met a saigner votre orgueil, il faut mettre en œuvre tout ce qu’il se doit pour protéger l’honneur de la France et l’intégrité des français.

 

Quand il s’agit de dénoncer la haine qui tue l’autre, le juif, cela vous semble soudain si lointain.

 

Où est passé votre humanisme ?

 

Votre valeureux combat pour les valeurs de la république ?

 

Ils végètent tous les deux dans l’abîme des oubliettes de votre société pluri-culturelle qui vous éclate en pleine face.

 

Dois-je en conclure que les vies humaines de mes frères juifs valent moins que celles de mes confrères du journal ?

 

Vous le dites vous-mêmes, vous êtes Charlie et vous n’êtes pas juif.

 

Je suis juif et je n’ai pas attendu les attentats pour le devenir. Je suis juif et je reconnais que ce n’est pas de tout repos ces derniers temps.

 

Cela fait trois, quatre générations que la plupart des juifs sont arrivés en France et ils sont toujours « juifs » avec cette connotation péjorative, le juif dit sur ce ton d’embarras avec cette prononciation méprisante et cette incompréhension de les voir encore là .

 

Le juif, est l’autre, l’étranger, celui venu d’ailleurs et qui ne fait que voyager.

 

Les juifs de France et de Belgique n’ont plus le luxe d’être juif par choix identitaire ou par obédience religieuse, il le sont forcés de par leur affiliation, de par leur sang et ce, à cause de vos politiques, de votre indolence et votre incapacité à intégrer en votre sein des hommes, que vous désignez comme race.

 

Le juif reste juif car c’est la place que vous lui réservez, celle de l’autre.

 

Vous devriez essayer d’être juif, même une journée, pour sentir ce que cela fait...  (...)

 

 

 

Cliquer ci dessous pour lire la suite


thetimesofisrael-fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David Lowy à l'age de 19 ans, a décidé de quitter la Belgique pour venir s'installer en Israël. Après avoir servi l'armée, dans la brigade des parachutistes, il commence ses études au centre interdiciplinaire d'Herzlya (IDC) et y termine avec une maitrise en sciences politiques. Il a également étudié pendant deux ans, les arts de la scène au seminar hakiboutzim. Il travaille aujourd'hui avec la jeunesse israélienne dans différents programmes éducatifs dans le but de contribuer à la construction et l'amélioration de cette jeune société.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 11:50

1062-hamas

 

Les recrues de 15 ans et plus ont appris à kidnapper des soldats, à manier des armes, et à s’infiltrer en Israël

 

Des milliers de recrues âgées d’à peine 15 ans ont appris à kidnapper des soldats, à utiliser des armes, et à s’infiltrer en Israël par des tunnels dans un camp d’entraînement paramilitaire du Hamas à Gaza.

 

Quelque 15 000 adolescents et des jeunes gens de Gaza ont reçu jeudi leurs diplômes de camps de formation d’une semaine, appelés les « pionniers de libération. »

 

Les jeunes de 15 à 21 ans ont suivi une formation militaire pour la branche armée du Hamas, Ezzeddin al-Qassam, six mois après que le Hamas et d’autres groupes terroristes de Gaza aient mené une guerre de 50 jours contre Israël.

 

Les exercices comprenaient l’entraînement aux armes et des simulations d’enlèvement de soldats israéliens et l’infiltration en Israël par des tunnels. Des portraits de dirigeants israéliens ont été utilisés dans les cibles pour la formation des tireurs d’élite.

 

« Nous participons à ce camp pour savoir comment combattre l’ennemi sioniste et ainsi retrouver notre patrie ancestrale de la Palestine », a précisé un adolescent dans un reportage sur les camps d’entrainement diffusé jeudi soir sur la Deuxième chaîne israélienne.

 

A la cérémonie de remise des diplômes de jeudi dans la ville de Gaza assistaient le dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh, l’ancien Premier ministre de Gaza.

 

Le groupe terroriste islamiste, qui est engagé à la destruction d’Israël, a pris le contrôle de Gaza en 2007.

 

Selon un porte-parole du Hamas, la forte demande pour recevoir la formation du camp a forcé les organisateurs à élargir le programme et à faire des changements logistiques pour accueillir tous les participants.

 

« Ils nous forment à être un combattant du djihad pour Allah, pour libérer la Palestine de la souillure de l’occupation sioniste, et à être prêts pour notre prochaine indépendance, si Allah le veut », a déclaré un autre jeune participant.

 

 (...)

 

Pour lire la suite, cliquer ci dessous

thetimesofisrael-fr

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:38

Benjamin-Netanyahu-Shoah

La Journée internationale du Souvenir de la Shoah est – ou devrait être – un jour où la communauté internationale se penche sur ce qui s’est passé il y a plus de soixante-dix ans.

 

Les angles par lesquels aborder la Shoah sont innombrables, mais il ne faut pas oublier un élément majeur : la Shoah dans toute son horreur ne s’est pas produite ex nihilo.

 

Elle a été précédée par tout un mécanisme enclenché longtemps avant et qui a mis en place toutes les conditions qui ont permis de la mettre en œuvre au moment propice.

 

Il ne suffit pas de dire « Plus jamais » en versant une larme lors des cérémonies officielles.

 

Il faut aussi et surtout déceler et combattre à la racine tout ce qui pourrait faire redémarrer la machine infernale.

 

« Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde » comme le disait Berthold Brecht, même si la matrice a changé de zone géographique et de culture.

 

Durant les années qui ont précédé cette irruption de l’Irrationnel absolu dans le monde des humains, certains avaient pourtant tenté d’avertir la communauté internationale.

 

Des diplomates, des hommes politiques, certains intellectuels aussi ont perçu que les déclarations et les écrits étaient un prélude au passage à l’acte.

 

Je pense notamment à William E. Dodd qui fut ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne entre 1933 et 1937.

 

Démocrate, empreint d’humanisme et germanophile, Dodd en poste à Berlin s’était progressivement rendu compte de la réelle nature du régime nazi et de la manière dont Hitler plaçait méthodiquement ses pions sur l’échiquier, avec la complaisance tacite des démocraties européennes.

 

Ses nombreux messages adressés au président Franklin Roosvelt ainsi qu’au Département d’Etat restèrent pourtant lettre morte :

l’Amérique voulait préserver ses relations commerciales avec l’Allemagne et surtout assurer le remboursement des dettes.

 

Pis que cela, l’aveuglement était tel que la Maison Blanche et le Département d’Etat pestaient contre les Juifs américains qui commençaient à lever la voix et demander des mesures contre l’Allemagne…car cela risquait d’irriter Hitler !

 

L’ambassadeur découragé par tant de cécité démissionna en 1937 non sans avoir exprimé par écrit ses critiques sévères envers l’Administration américaine et annoncé de sombres prédictions qui se sont hélas révélées exactes.

 

On peut discuter indéfiniment sur la question de savoir si la situation internationale actuelle se rapproche de celle qui prévalait dans l’entre-deux guerres.

 

L’Histoire ne repasse jamais les plats de la même façon mais le menu est toujours sensiblement le même. Les habits changent mais les idéologies totalitaires se suivent et se ressemblent à intervalles réguliers.

 

Alors que la rencontre entre l’Islam radical chiite et la technologie nucléaire risque de produire un mélange hautement explosif il est bon de se souvenir de tous ceux qui avertissaient des dangers dans les années 1930 et qui furent ignorés, lorsqu’ils ne furent pas raillés ou ridiculisés.

 

La polémique autour de l’attitude du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou quant à sa prochaine apparition devant le Congrès US entre dans cette problématique.

 

La politique conciliante à la limite de la naïveté adoptée par les Etats-Unis envers l’Iran qui ne cesse d’annoncer la disparition de l’Etat d’Israël ne peut être perçue à Jérusalem que comme de l’irresponsabilité.

 

Les dirigeants iraniens doivent observer l’attitude américaine avec le même regard amusé et méprisant que celui des dirigeants nazis envers les démocraties de l’entre-deux guerres.

 

Il est dès lors impératif pour un dirigeant israélien, qui alerte la planète depuis presque vingt ans sur ce danger grandissant, de remuer ciel et terre pour défendre les intérêts vitaux de son pays.

 

Même au prix d’un ébranlement du sacro-saint protocole et du politiquement correct.

 

Je n’irai pas jusqu’à comparer Netanyahou à un prophète d’Israël. Mais il y a dans son attitude la détermination d’un visionnaire qui tire la sonnette d’alarme auprès des grands de ce monde quels qu’ils soient et quelles qu’en soient les conséquences pour lui.

 

Lorsque la planète devient de plus en plus dangereuse pour les Juifs, il ne faut plus se taire.

 

Et les critiques de la part de l’opposition israélienne ou d’un ancien directeur du Mossad sont dans ce contexte inacceptables et félonnes.

 

Binyamin Netanyahou a une responsabilité face à l’Histoire comme l’aurait n’importe quel autre Premier ministre israélien à sa place.

 

Du haut de la tribune du Congrès américain, le Premier ministre israélien s’adressera non seulement aux élus américains mais à tout le monde libre.

 

Il sera le porte-parole non seulement de la population israélienne, du peuple juif mais aussi de toutes celles et ceux qui voient venir de lourds nuages noirs à l’horizon et ne comprennent pas la politique conciliante et indulgente de l’Administration Obama, qui n’est autre qu’un pari à très hauts-risques.

 

Et au vu des « succès » de la méthode Obama dans les diverses zones de conflits, on est autorisé à être inquiet !

 

Alors bonne chance, Monsieur Netanyahou, secouez les démocraties fatiguées afin qu’elles barrent la route aux fous d’Allah.

 

Et même si cela devait vous coûter des sièges ou votre place de Premier ministre, votre nom sera inscrit dans l’Histoire comme celui qui aura tenté de protéger son pays pendant que d’autres dirigeants pensaient à sauver leurs marchés, leur influence ou leur honneur blessé.

 

L’Histoire de notre peuple ne nous permet pas le luxe de prendre à la légère la terminologie génocidaire qui refait surface ni les menaces qui sont proférées contre nous dans notre entourage immédiat ou plus lointain.

 

 

 

Shraga Blum,

 

pour

 

i24

 

 

 

 

Le petit hebdo Shraga Blum est un journaliste indépendant qui contribue à l'hebdomadaire "P'tit Hebdo" et un analyste politique pour plusieurs sites internet en français

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 22:12

Reuven_Rivlin.jpg

 

Extrait du discours du Président d’Israël, Rubin Rivlin, aux obsèques de Philippe Braham, Yoav Hattab, Yohan Cohen et François-Michel Saada :

 

"On parle beaucoup, depuis ces assassinats, du sujet de l’immigration en Israël des Juifs de France.

 

Mes chers frères et sœurs, citoyens juifs de France, vous êtes les bienvenus.

 

Notre terre est votre terre, et nous attendons avec impatience votre installation en Israël.

 

Toutefois, le retour à votre foyer ancestral ne devrait pas être causé par le danger, par le désespoir, par la destruction, ou dans le feu de la terreur et de la peur.

 

La terreur ne nous a jamais arrêtés, et nous ne voulons pas que la terreur vous oblige.

 

La terre d’Israël est une terre de choix.

 

Nous voulons que vous choisissiez Israël par amour d’Israël.

 

Chères familles, devant les tombes de ceux que vous aimez, nous promettons que nous continuerons à nous battre pour votre droit de vivre en Juifs, partout où vous choisirez de le faire.

 

Nous continuerons à nous battre pour votre droit à ouvrir fièrement les synagogues, à éduquer vos enfants dans l’étude de la Torah, dans l’amour d’Israël, et dans la responsabilité envers le monde qui les entoure.

Le sang des Juifs n’est pas sans valeur.

 

Le sang de l’humanité n’est pas sans valeur.

 

La terre ne couvrira pas le sang, rien ne guérira la douleur.

 

Ici, entre les collines de Jérusalem, sur Har HaMenuchot, nous laissons reposer en paix nos frères venus de loin, nos frères fils de la France, mais aussi fils de Jérusalem.

 

Que leur souvenir soit béni".

 

 

 

Traduit par Rubin Sfadj

Source: (1) Coolisrael.com

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 05:17

bb netanyahu

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman seront dimanche à Paris.

 

Benett a confirmé également sa présence.

 

SPECIAL. Ce soir la TV israélienne a consacré une émission spéciale sur les attentats en France.

 

Dans l’émission, Bibi Netanyahou est interviewé : j’ai conversé ce jour avec une otage (Céline). Elle m’a raconté ce qui s’est passé dans le Hyper Casher et ma donné des détails sur le meurtre de sang froid d’un des otages par le djihadiste". (...) "A tous les juifs de France, tous les juifs d’Europe, je vous dis: Israël n’est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l’Etat d’Israël est votre foyer."

 

Bibi Netanyahou se rendra à Paris demain dimanche.

 

De son côté le Ministre des Affaires étrangères Liberman a annoncé sa visite en France.

 

Benett (Economie) a également confirmé sa présence dans la capitale française demain.

 

NOMS. Les noms des morts dans le Hyper-Casher de Vincennes ont été diffusés.

 

pensées

 

 

Yohan Cohen, 23 ans, employé du supermarché casher où s’est produite la prise d’otages; Yohav Attab, 22 ans, étudiant d’origine tunisienne; François-Michel Saada, cadre à la retraite de 64 ans; Philippe Braham, 45 ans, cadre commercial dans une société d’informatique.

 

 

 

 

 

 

MESSAGES. L’ancien ministre israélien des Finances Yaïr Lapid appelle les Juifs de France à venir en Israël.

 

“Les Juifs européens doivent comprendre qu’Israël est la seule maison pour eux”, a-t-il déclaré lors d’une réunion à Beer-Sheva.

 

Le député israélien du Likoud Ofir Akunis a déclaré que la décision de l’Union européenne de retirer le Hamas de sa liste des organisations terroristes pourrait conduire d’autres attaques similaires à celles qui ont frappé la France cette semaine.

 

“N’importe qui peut voir que les tentacules de la pieuvre de l’islamisme frapperont en Europe”, a-t-il déclaré à la radio israélienne.

 

VINCENNES. Juste après la tuerie de Vincennes, le président de la Commission d’immigration, d’intégration et de la Diaspora de la Knesset israélienne a affirmé qu’Israël “se doit d’être prêt à l’intégration des Juifs de France et ce, afin de garantir leur sécurité”.

 

 

Ainsi Israël va probablement monter une opération de rapatriement des juifs de France en urgence.

 

L’agence juive à Paris était déjà débordée avant l’attaque du djihadiste dans l’Hyper Casher.

 

Elle le sera encore plus la semaine prochaine.

 

Ce qui est très clair : compte tenu du massacre de Vincennes dans l’Hyper Casher, les officiels israéliens vont certainement mettre en place, avec une coordination franco-israélienne efficace, des opérations d’intelligence (détection des menaces terroristes) pour soutenir encore plus les organisations de sécurité de la communauté juive de France.

 

ISRAELVALLEY PLUS. 


Le Président de la Commission d’immigration, d’intégration et de la Diaspora de la Knesset, Yoel Rezbozov, a déclaré hier :

 

« L’acte de terrorisme qui a eu lieu au coeur même de la communauté juive de la ville, n’a fait qu’augmenter la crainte des Juifs de France de vivre en tant que Juifs dans différents pays. De ce fait, il est important que le gouvernement israélien use de tous les moyens mis à sa disposition afin de garantir la sécurité des Juifs de Diaspora. Les Juifs du monde doivent savoir, surtout en ce jour difficile, que l’état d’Israël est prêt à tout instant à devenir leur foyer et leur refuge. Lors de la séance que je tiendrai à ce sujet, je m’assurerai que le gouvernement israélien s’est préparé à l’intégration des Juifs de France, d’une manière telle à ce que leur sécurité personnelle soit garantie ». (Par JSSNews)

 

ISRAELVALLEY PLUS. 


Fil info de i24News :

 

Netanyahou appelle la France à maintenir un niveau de sécurité élevé pour les écoles juives. François Hollande, dans son allocution télévisée:

 

“L’attaque contre l’épicerie cacher est un acte antisémite effroyable; les fanatiques n’ont rien à voir avec la religion musulmane”.

 

“La France n’en a pas terminé avec les menaces dont elle est la cible”, a-t-il ajouté.

 

“Tout Israël est avec vous”, a déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à François Hollande, proposant son aide à la France.

 

ISRAELVALLEY PLUS. Dès l’annonce de l’attentat contre Charlie Hebdo, mercredi matin, Roger Cukierman, président du Crif a invité pour une réunion d’urgence les membres du Comité Directeur du Crif et les présidents de toutes les associations juives de France, y compris celles qui ne sont pas membres du CRIF

 

Près de 60 personnes représentant une très grande partie des associations de la Communauté juive ont répondu hier après-midi à l’appel du CRIF, parmi lesquels Meyer Habib, Député, Joel Mergui, président du Consistoire, Eric de Rothschild, Président du SPCJ et du Mémorial de la Shoah, Richard Prasquier, Président d’Honneur du CRIF, Edward Amiach, Président de l’UPJF, Jean-François Guthman, Président de l’OSE. Ariel Goldmann, Président du FSJU et Marc Eisenberg, Président de l’AIU, étaient représentés.

 

Le Grand Rabbin de France, Haim Korchia, s’était excusé, étant retenu par d’autres engagements.

 

Roger Cukierman a rappelé les contacts permanents qu’il entretient avec les autorités et les associations de la société civile ; il a exposé les demandes qu’il a ou va faire auprès des autorités dans le contexte de l’augmentation de l’antisémitisme.

 

Tali, nouvelle directrice du SPCJ, a présenté les mesures spéciales prises dans les conditions de crise pour les synagogues et les écoles notamment.

 

La réunion a donné lieu ensuite à une discussion ou chacun a pu formuler ses remarques, questions, et propositions. La discussion a notamment porté sur la nécessité d’une condamnation de l’Islamisme radical.

 

Pour conclure, Roger Cukierman, a lancé un appel pour participer à la manifestation unitaire organisée dimanche à Paris et dans toute la France. Cet appel sera repris par l’ensemble des associations juives de France.

 

 

 

 

 

israelvalley

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:16

272-hamas-fatah

hamas terrorism

 

Le Hamas est l’une des deux organisations terroristes les plus riches au monde, en deuxième place derrière ISIS selon Forbes Israël.

 

Pour financer leurs opérations, les groupes terroristes utilisent parfois des méthodes similaires à celles utilisées par des organisations criminelles, telles que le trafic de drogue, le vols et l’extorsion, mais également des levées de fonds grâce à des organismes de bienfaisance, de dons et, dans certains cas, des organismes gouvernementaux, selon le rapport.

 

Une organisation terroriste, comme toute autre organisation de grande taille, a un modèle d’entreprise pour financer ses activités : la maintenance, les salaires et les formations, l’acquisition d’armes et des véhicules.

 

L’organisation terroriste la plus riche aujourd’hui – et dans l’histoire – est l’État islamique.

 

Selon Forbes, le groupe islamiste, également connu sous les acronymes ISIS ou ISIL, a un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards de dollars.

 

Le Hamas vient en seconde position, avec un revenu annuel de 1 milliard de dollars.

 

Quant au reste de la liste : les  FARC de Colombie occupe la troisième place avec 600 millions de dollars; Le Hezbollah est quatrième position avec 500 millions de dollars ; en cinquième les Talibans avec 400 millions de dollars ; Al-Qaïda et ses affiliés avec 150 millions de dollars; et les pakistanais Lashkar e-Taiba avec 100 millions ; Somalias Al-Shabaab avec 100 millions ; l’IRA avec 50 millions .

 

A la dixième se place Boko Haram, dont le revenu annuel est de 25 millions.

 

Le Trésor américain estime qu’ISIS gagne 1 million par jour de la vente de pétrole brut des champs qu’il a saisi en Syrie et en Irak.

 

Selon Forbes Israël, cependant, le chiffre est plus proche de 3 millions par jour.

 

Le flux d’argent permet à ISIS d’étendre ses opérations au Moyen-Orient, de recruter des combattants étrangers et de les former, entre autres choses.

 

Le rapport décrit que le Hamas est entré dans la “Cour des grands” lors de sa prise de contrôle de Gaza en 2007.

 

Aujourd’hui, le Hamas n’est plus seulement tributaire des dons, mais est capable de percevoir des impôts à la fois des civils et des entreprises.

 

Mais ce n’est pas tout.

 

Selon le rapport, le Hamas prend également une partie de l’aide internationale donnée à Gaza par les pays arabes et étrangers.

 

 

 

 

 

 

 cool israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source Haaretz

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:14

drapeau-palestine.jpg

Il devient décidément extrêmement difficile de suivre et comprendre la diplomatie occidentale et plus précisément la diplomatie française.


En effet, depuis plusieurs mois, nous pouvons constater une mobilisation sans précédent à l’encontre de la Russie, et plus particulièrement de la Crimée qui revendique le droit à l’autodétermination.


Vous savez, le fameux principe gaullien « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », cher à la France, et depuis, adopté par le monde occidental.

 

Or, étrangement, le peuple de Crimée, établi sur un territoire bien défini, aux frontières internationalement reconnues, qui a une histoire ancienne et connue, qui dispose de tous les outils régaliens d’un Etat ( armée, parlement, partis politiques, justice, police, monnaie,…) a décidé de procéder à un vote populaire et démocratique afin de définir son avenir et son devenir. Le peuple décide, à 95% des votants, de s’établir en Etat indépendant.

 

 L’histoire, la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes devraient donc, indiscutablement, amener les Etats à reconnaître l’ Etat de Crimée.

 

Eh, bien, non !

 

L’Occident considère que l’existence de cet Etat est illégale et qu’il ne sera pas reconnu comme tel.

 

Pire que cela, tous ceux qui le reconnaîtront seront sanctionnés, voire boycottés par les Etats occidentaux dont la France !

 

Or, étrange double langage ou confusion des esprits, ceux-là même qui se refusent à reconnaître cet Etat, qui, lui, a un passé d’Etat, qui a un contour géographique non discuté ni disputé, qui possède tous les éléments régaliens pour constituer ce qu’on dénomme un Etat, on pourrait même dire de le rétablir dans son statut d’Etat, ceux-là même qui lui réfutent le droit à la qualification d’Etat, s’obstinent à vouloir reconnaître la Palestine comme Etat.

 

D’après ces mêmes gouvernants occidentaux, la Palestine mérite donc une reconnaissance internationale.

 

Il faut donc reconnaître le statut d’Etat à cette Palestine, qui n’a aucun passé historique connu, aucune existence antérieure connue, dont la limite géographique n’est ni connue, ni acceptée, dont aucun élément régalien normalement constitué n’existe, qui n’a pas d’armée, dont la police et les fonctionnaires n’existent que grâce à l’aide humanitaire internationale et dont la démocratie laisse tant à désirer, et qui, de surcroît, est administrée par deux administrations hostiles, pour ne pas dire en guerre !

 

Cette Palestine, d’après ces mêmes gouvernants occidentaux, mériterait donc une reconnaissance internationale !


Nous sommes donc dans un ballet diplomatique virtuel qui reconnait ce qui n’existe pas et se refuse à reconnaître ce qui existe.

 

En agissant comme il le fait, l’Occident se fourvoie, comme il s’est largement fourvoyé depuis quelques années en faisant de la Libye un champ de ruines, ouverte aux guerres tribales, et devenant le berceau du terrorisme africain qui a explosé au Mali où nos soldats versent leur sang.

 

C’est cet Occident qui s’est encore fourvoyé en laissant s’installer en Irak et en Syrie un terrorisme florissant, sur le cadavre des Etats syrien et irakien, où nous sommes aujourd’hui obligés de combattre dans des conditions des plus difficiles.

 

L’Occident s’est encore fourvoyé en s’alliant à l’Iran et en s’appuyant sur le Qatar qui ont investi l’Europe et financent les foyers du terrorisme européen.


Si on ajoute à tout cela, le fiasco afghan et la terrible bourde ukrainienne, on peut dire que les dirigeants occidentaux, menés par les Etats-Unis, ont guidé l’Occident vers le désastre.


C’est dans ce contexte que nous faisons face à la plus grave erreur géostratégique de l’Occident depuis les accords Sykes-Picot, accords dont nous payons, malheureusement, aujourd’hui le lourd tribut.


Mais au-delà de ces considérations géostratégiques globales et mondiales, qu’en est-il sur le plan local ?

 

Est-ce que ce vote de reconnaissance de l’Etat Palestinien par les parlementaires européens, voire par certains Etats européens comme la Suède, contribue-t-il à une marche vers la Paix ?


Que nenni !


En effet, si tel était le cas, s’il suffisait aux Etats de mettre par écrit leurs fantasmes afin de mettre fin aux conflits, on n’en serait pas là !

 

Bien au contraire, depuis quelques années, les décisions aberrantes des diplomaties occidentales ne font que souffler sur la braise: Libye, Mali, Nigéria, Irak, Syrie, Kurdistan, Ukraine, Afghanistan,..

 

la liste est longue des fiascos successifs !


A ces fâcheuses décisions, il faut ajouter la manière lamentable dont les alliés arabes ou africains ont été lâchés par leurs alliés occidentaux créant la plus grande crise de confiance de l’après-guerre; ils ont lâchés la Tunisie, l’Egypte, les Etats du Golfe, … et cela au profit de nos ennemis déclarés: Iran, Islamistes, Talibans,….


Telle est la triste réalité !


Alors, la question qui se pose aujourd’hui est la suivante:

 

une reconnaissance de l’Etat Palestinien sans accord israélo-palestien peut-il faire avancer la Paix dans la région?

 

La réponse est clairement NON !


Personne aujourd’hui, même le présent gouvernement israélien tant décrié en Occident, ne réfute le futur établissement d’un Etat Palestinien.


La question n’est pas de savoir si un Etat Palestinien doit exister, mais quel Etat Palestinien ?

 

Veut-on un Etat Palestinien pacifique, voué au bien-être de son peuple, au développement économique et social, vivant paisiblement avec ses voisins ?

 

Ou veut-on un Etat Palestinien, base avancée de l’Etat Islamique, et de surcroît base arrière de la République Islamique Iranienne ?

 

- Veut-on un Etat Palestinien qui éduque sa jeunesse ou un Etat qui la sacrifie au Djihad?

 

- Veut-on un Etat tolérant qui accepte toutes les religions sur son territoire, qui accepterait des juifs et des chrétiens comme les israéliens acceptent des chrétiens et des musulmans, ou un Etat qui chasse de ses territoires juifs et chrétiens et qui se veut « Judenrein »?


Veut-on faire de Jérusalem la capitale mondiale des trois monothéismes où chacun, selon sa foi, peut pratiquer en toute liberté sous la protection d’Israël comme cela est le cas depuis 1967?

 

Ou une ville qui fait du seul lieu-saint du judaïsme des latrines comme cela a été le cas jusqu’en 1967 ?


Voilà les questions fondamentales qu’il faut se poser avant de mettre sur les fonds baptismaux cet Etat Palestinien.

 

Et cela ne peut se faire que par la négociation directe et sincère entre israéliens et palestiniens !


Ne nous leurrons pas, les Israéliens n’accepteront jamais de récidiver l’erreur monumentale du retrait unilatéral de Gaza qui, au lieu d’apporter la Paix, a apporté la misère pour les gazaouis, la haine et la guerre tant vers les israéliens que vers l’autorité palestinienne.

 

Une décision unilatérale de reconnaissance ne ferait que fortifier les plus radicaux des palestiniens, les berçant de l’illusion qu’ils pourraient tout obtenir sans rien concéder, qu’ils n’auraient que des droits et aucun devoir.


Voilà l’erreur géostratégique majeure, une de plus, qui pourrait résulter de ces décisions aberrantes de reconnaissance unilatérale.


Ce qui est encore plus révoltant dans ce processus engagé au Parlement français, c’est le sentiment que cette farce n’a qu’un but de politique intérieure, calmer l’ardeur des « frondeurs » en leur jetant en pâture l’Etat Juif comme naguère le Tsar jetait en pâture les juifs pour calmer la foule affamée !

 

Ainsi, l’Assemblée Nationale et le Sénat français donnent l’impression de vouloir donner un hochet aux « frondeurs » et « écologistes » en tous genres afin de les contenter à bon compte, les anesthésier sur les réels problèmes du pays et calmer ainsi leur contestation !

 

Nous savons que le Président de la République et le Premier Ministre n’étaient pas favorables à ce vote, qu’ils sont opposés à la reconnaissance unilatérale.


Il est donc urgent qu’ils le fassent savoir, dans l’intérêt de la France, dans l’intérêt de l’Europe mais surtout dans l’intérêt de la Paix et pour l’honneur, tant bafoué, de l’Occident !

 

 

 

 

 

Richard-C.-Abitbol

Richard C. ABITBOL,

Président de la Confédération des Juifs de France

et Amis d’Israël


 


Tel a vivre 


 


 


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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 17:54

drapeau israélien

 

Le gouvernement israélien a validé un projet de loi fondamental visant à définir l’État d’Israël comme « l'État national du peuple juif ».
Un texte qui prévoit, évidemment, que le régime demeurera démocratique et que tous les citoyens seront égaux devant la loi.
Texte qui cependant remue la société israélienne, les opposants assurant tous, la main sur le cœur, qu’ils sont pour, mais….

A peine voté en conseil des ministres, ce projet de loi, qui doit encore être amendé puis approuvé par le parlement, et est censé n’intéresser que les citoyens israéliens, a été vertement condamné par l’Organisation de Libération de la Palestine (l’OLP), organisation, comme chacun le sait, ‘’gorgée d’amour, de tolérance et de paix’’ :

- Ce texte vise « à tuer la solution à deux Etats, en imposant le projet de ‘Grand Israël’ et la judéité de l’Etat sur le sol de la Palestine historique ».
- « En faisant de la judéité la définition de cet Etat, ce projet de loi met fin unilatéralement à la reconnaissance réciproque conclue en 1993 » lors des accords d’Oslo sur l’autonomie des Palestiniens.
Outre la dénonciation du « racisme idéologique » de ce texte, il est une « tentative de distordre et de faire mentir la version palestinienne de l’Histoire et d’effacer la présence palestinienne ».
S’il est voté, celui-ci mettrait fin au ‘’droit au retour des réfugiés palestiniens’’ et exonèrerait « l’occupation de sa responsabilité dans la tragédie humaine et les crimes historiques contre les réfugiés palestiniens ».
De son côté, le gouvernement d’union ‘’palestinien’’ a estimé qu’avec ce projet l’Etat d’Israël « annonce clairement la construction d’un Etat d’apartheid contre les Palestiniens » et crée « un précédent pour de nombreuses lois racistes, particulièrement au moment où se répand l’extrémisme et le racisme en Israël ».
A lire les réactions hostiles ci-dessus, nul israélien ne pourra plus douter du bienfondé de ce projet de loi !
Mais y a-t-il réellement besoin d’une telle loi inscrite dans le marbre du code civil ?
Y a-t-il doutes et craintes sur la quintessence d’icelui et/ou de son avenir comme refuge du peuple juif ? 
Une interrogation qui inquiète nombre d’Israéliens !
L’appréhension très réelle n’est autre que celle de voir, un jour futur, un gouvernement dirigé par une certaine gauche ‘’pacifique’’ et n’ayant comme préoccupation première que la défense des droits de l’homme poussée à l’extrême et oublieuse des droits du peuple juif sur sa terre.
Une administration qui serait prête, à tous prix, à complaire et à satisfaire les ‘’amis’’ du pays, mais également assoiffée de ‘’paix’’ jusqu’en accepter le narratif mensonger et les conditions des ‘’Palestiniens’’, notamment le « droit de retour de centaines de milliers de réfugiés » au sein même de l’Etat d’Israël sans y voir cependant de mal à la création d’une « Palestine » judenrein.
L’un des mérites de ce projet de loi décrété sera d’empêcher ces dirigeants d’annoncer sa suppression pure et simple et reconnaître publiquement que l’Etat d’Israël doit se transformer, au nom de la ‘’paix’’, en un état de tous ses citoyens.
Voire d’agir incognito et en conséquence sans consulter préalablement les électeurs.
La confiance dans la gauche israélienne n’est plus ce qu’elle était !
victor perez
Victor Perez,


Victor Perez
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 00:57

prince-vert.jpg

 

Pour arriver à une paix avec les Palestiniens, Israël a besoin de retourner en guerre contre le Hamas à Gaza, et d’en finir rapidement.

 

C’est l’opinion de Mossab Hassan Youssef, mieux connu comme le « Prince vert », fils d’un ancien chef du Hamas en Cisjordanie Sheikh Hassan Youssef.

 

Mossab Youssef, qui a été un agent du Shin Bet entre 1997 et 2007, est bien conscient de l’importance de ce qu’il dit.

 

« Je sais que pour beaucoup de gens, cela semble être une rhétorique dangereuse, une exhortation à la guerre, mais ma motivation c’est précisément le contraire. Je parle parce que vous ne pouvez pas faire face à cette réalité mis à part la fuir. »

 

« Vous ne pouvez pas vous réfugier dans des solutions temporaires. Le Hamas doit être déraciné une fois pour toutes, et c’est le moment idéal pour en finir avec le Hamas militairement dans la bande de Gaza. Plus Israël attend » a-t-il averti, « plus l’ennemi sera dangereux et la bataille difficile. C’est le moment de lancer une guerre contre le Hamas. »

 

Aujourd’hui basé aux États-Unis, Mossab Youssef est actuellement en visite en Israël, et je l’ai rencontré à Tel Aviv.

 

Il y a cinq ans, j’ai d’abord révélé qu’il était un agent du Shin Bet – et la source la plus fiable d’Israël, pour la prévention de nombreux attentats suicides et d’attaques, et de l’identification de cellules terroristes du Hamas.

 

Alors que nous nous sommes assis ensemble près de la plage de Tel Aviv, ses critiques de la politique du gouvernement israélien sont claires et franches.

 

« N’attendez pas l’été que le Hamas vous surprenne à nouveau, » lance-t-il.

 

« Frappez-les cet hiver quand ils ne sont pas prêts. Si vous pouvez résoudre le problème du Hamas à Gaza, cela ouvrira la voie à suivre en ce qui concerne les Palestiniens en Cisjordanie et Abou Mazen, qui est actuellement en train de reproduire les méthodes qui rappellent le temps de Yasser Arafat et de la deuxième Intifada. »

 

« Les gens qui jettent des pierres et des cocktails Molotov à Jérusalem, et mènent des attaques terroristes, pensent qu’Israël est faible. C’est justement maintenant qu’Israël a besoin de montrer sa force, » a-t-il insisté, « tout en agissant de façon responsable et en évitant les dommages causés aux civils parce que cela sert le Hamas ».

 

De l’avis de Mossab Youssef, « la politique d’avoir un cessez-le-feu avec le Hamas » depuis la guerre de l’été, et les accalmies entre les conflits précédents, « est fondamentalement mauvaise. Ces cessez-le-feu permettent au Hamas de reconstruire sa force, politiquement et militairement, » a-t-il noté.

 

Israël doit « réévaluer son approche », a-t-il assuré.

 

« Le Hamas n’est pas une organisation avec des impératifs politiques, agissant sur des intérêts politiques. C’est d’abord et avant tout un mouvement idéologique, et il peut n’y avoir aucune négociation ni compromission avec lui. Il ne peut être apaisé par le compromis diplomatique. »

 

« Les dirigeants israéliens ont trouvé ce qu’ils considèrent à tort comme une solution magique avec ces cessez-le-feu temporaires ce qui est effectivement un problème stratégique – face à une organisation terroriste très dangereuse. Le gouvernement israélien doit reconnaître son erreur et changer sa stratégie. Négocier avec le Hamas – via une tierce partie, ouvertement ou non, avec ou sans médiateurs – c’est une erreur. Vous ne faites juste que renforcer le Hamas et sa stratégie. » (...)

 

Il est devenu difficile de croire que c’est le jeune homme qui a dirigé le bureau du chef du Hamas en Cisjordanie.

Il essaie de garder un profil bas sur cette visite en Israël, mais sans grand succès… Il dit que les gens l’arrêtent dans la rue. « Tu es devenu une célébrité, » je lui dis !

 

Il me raconte que le propriétaire d’un restaurant à Tel Aviv, l’ayant reconnu, lui a demandé de venir manger dans son restaurant et, alors qu’il insistait, il lui a rétorqué qu’il n’avait tout simplement pas faim, dit le « Prince vert » avec un sourire.

 

Revenant sur la guerre, il ne recommande pas « une offensive terrestre majeure » à Gaza « parce que cela se jouerait tout simplement entre les mains du Hamas… »

 

« Israël ne devrait pas aller à Gaza. Il doit éviter ce piège. Il convient également de ne pas déclarer la guerre. Il doit tout simplement attaquer, faire saigner le Hamas, et le faire mourir. C’est leur stratégie et c’est ce qui permettra de les vaincre. Il doit y avoir un geste surprise, ciblant leurs échelons supérieurs. Et il doit y avoir une coopération avec l’Egypte, pour bloquer la contrebande dans la bande de Gaza, afin de couper les livraisons d’armes et de matériel pour la fabrication d’armes. »

 

Une fois que la coopération est en place, il faudrait « commencer une opération militaire, sans l’annoncer, en ciblant tout ce qui est relié au Hamas, sans frapper des cibles civiles. »

 

Sans doute le Hamas répondrait avec des tirs de roquettes.

 

Mais « pour combien de temps serait-il en mesure de continuer à tirer des roquettes sur Israël ? » a-t-il demandé.

 

« Si les frontières sont contrôlées, le Hamas finira par mourir et les Israéliens doivent le savoir. Pourtant, les Israéliens devront également faire preuve de beaucoup de patience. Ce ne sera pas une guerre impliquant uniquement les services israéliens de renseignement et l’armée israélienne, mais tout le monde ».

 

Sa voix résonne avec passion.

 

Et Mossab Youssef poursuit :

 

« Vous ne comprenez pas combien les habitants de Gaza n’aiment pas le Hamas, le détestent même, et le Hamas craint une lutte prolongée avec Israël, car il n’a pas une réelle capacité à rester ferme. C’est pourquoi l’effort doit être porté sur leur leadership et leur aile militaire. Faire de la vie de leurs chefs un enfer. Les faire sauter dans leurs maisons, dans les tunnels. Et je ne parle pas seulement des attaques aériennes. »

 

Si Israël suivait cette politique, a-t-il soutenu, « la communauté internationale ne viendrait pas s’opposer à Israël, et le soutien pour le Hamas à Gaza diminuerait. Dans le même temps, vous devriez fournir en permanence une aide humanitaire à Gaza afin que les gens là-bas sachent qu’il n’y a aucune intention de lutter contre le peuple palestinien, mais uniquement contre le Hamas. »

 

J’ai questionné Mosxab Yousef sur la troisième Intifada naissante, lui demandant s’il croyait qu’Israël devrait réouvrir des négociations avec Abbas.

 

« Les Israéliens doivent cesser d’avoir peur, et démontrer force et détermination, » a-t-il répondu.

 

« Et les résidents (arabes) de Jérusalem doivent se décider par rapport à l’endroit où ils veulent vivre, en Israël ou à l’extérieur. Ceux qui vivent ici doivent montrer leur loyauté. »

 

Quant à Abbas, a déclaré Mossab Yousef, « il n’est pas prêt pour les négociations à l’heure actuelle. Il répète les erreurs d’Arafat. Il manipule. Il sait qu’Israël n’est pas à blâmer pour la situation à Gaza et pourtant il continue de l’accuser. Mais il ne sera pas en mesure de toujours pouvoir contrôler la communauté internationale ».

 

D’ici quelques années, explique Mossab Youssef, « quand l’Etat islamique commencera à atteindre les gens en Europe, les Européens n’auront plus de patience pour ces attaques et cette duplicité, comme cela a été le cas avec Arafat après le 11 septembre 2001. Le monde libre comprendra qu’il est engagé dans une bataille contre des organisations idéologiques employant le terrorisme, et il changera son attitude envers les Palestiniens et Abbas. »

 

Mais jusque-là, il a répété, « Israël a besoin de mener à bien une opération en profondeur à Gaza, et ce faisant, de rendre clair pour Abbas qu’il s’agit de la bonne voie. C’est le chemin de la paix. »

 


 

 

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Avi Issacharoff,

 

 

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Avi Issacharoff est spécialiste du Moyen-Orient pour The Times of Israël. Il remplit le même rôle pour Walla, le portail leader d'infos en Israël. Il est régulièrement invité à la radio et à la télévision. Jusqu'en 2012, Avi était journaliste et commentateur des affaires arabes pour le journal Haaretz. Il enseigne l'histoire palestinienne moderne à l'Université de Tel Aviv et écrit actuellement un script pour une série d'action pour la télévision israélienne «Yes». Né à Jérusalem , Avi est diplômé de l'Université Ben Gourion avec une licence en études du Moyen-Orient. Il a ensuite obtenu sa maîtrise à l'Université de Tel Aviv sur le même sujet. Parlant couramment l'arabe, il a été correspondant pour la radio publique et a couvert le conflit israélo-palestinien, la guerre en Irak et l'actualité des pays arabes entre 2003 et 2006. Il a réalisé et monté des courts-métrages documentaires sur le Moyen Orient. En 2002, il a remporté le prix du "meilleur journaliste" de la radio israélienne, pour sa couverture de la deuxième Intifada. En 2004, il a co-écrit avec Amos Harel "La septième guerre. Comment nous avons gagné et perdu la guerre avec les Palestiniens ». Un an plus tard, le livre a remporté un prix de l'Institut d'études stratégiques pour la meilleure recherche sur les questions de sécurité en Israël en 2008. Issacharoff et Harel ont publié leur deuxième livre, intitulé " 34 Jours - L'histoire de la Deuxième Guerre du Liban", qui a remporté le même prix.

 

 


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