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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 18:47

1062-hamas

 

D'Israël où il se trouve actuellement, l'avocat G-W Goldnadel, Président de France Israël Paris fustige l'indulgence coupable d'une certaine frange de l'intelligentsia française envers le Hamas. Il y voit les traces d'une idéologie post-marxiste et la haine de l'Etat-nation.

Peu après que les premiers missiles tirés par le Hamas aient atteint le territoire israélien, François Hollande condamnait l'agression et déclarait sa solidarité envers un État d'Israël légitime à se défendre.

 

Le président français ne faisait en cela qu'imiter les réactions des principaux responsables politiques occidentaux.

 

À l'instar du ministre des affaires étrangères canadien, John Baird, qui déclarait, pour fustiger la réaction rituelle de la commission des droits de l'homme de l'ONU stigmatisant Israël:

 

«il ne peut y avoir d'équivalence morale entre le Hamas, organisation islamiste figurant sur la liste des organisations terroristes, méprisant la vie humaine et l'État démocratique d'Israël assumant son devoir de protéger son peuple contre une agression lâche et aveugle».

 

Pourtant, 48 heures plus tard, la gauche du parti socialiste et l'extrême gauche (Verts, PCF, front de gauche) reprochait avec aigreur la réaction présidentielle qui ne faisait pas suffisamment un sort aux «représailles militaires» contre le peuple palestinien.

 

Une partie de la presse française, qui ne s'était pas appesanti grandement sur cette prise de position de M Hollande, nota avec davantage d'enthousiasme son infléchissement, marqué par un appel à l'État hébreu à la retenue.

 

J'ai rappelé cette séquence, car elle illustre assez bien les termes et les protagonistes d'un combat acharné que se livrent, au Proche-Orient encore plus qu'ailleurs, la réalité et l'idéologie fantasmatique.

 

La réalité factuelle, difficilement contestable , consiste à rappeler brièvement que les Israéliens ont évacué la bande de Gaza, sur une décision unilatérale prise par Ariel Sharon, précisément pour avoir la paix.

 

Que le Hamas, branche palestinienne des frères musulmans, a pour programme officiel la destruction de l'État juif, illégitime à se maintenir selon son dogme sacré sur un seul pouce d'une terre arabe et musulmane.

 

Que c'est dans ce cadre politico-religieux intangible qu'il s'estime en droit et en devoir d'envoyer quand il le veut ou le peut des bordées de missiles, toujours plus puissants et précis, livrés notamment par l'Iran, sur la population civile de l'occupant usurpateur.

 

Et c'est ce qu'il a décidé de faire, une nouvelle fois, depuis la fin du mois de juin, en visant tous les centres urbains, en ce compris l'aéroport international du pays.

 

De son côté, l'armée israélienne, quel que soit le regard que l'on veuille porter sur la manière dont son gouvernement a mené les négociations sporadiques avec l'Autorité Palestinienne, tente de faire cesser au moins durablement ce qu'il est difficile de nommer autrement qu'une agression au moyen:

 

- d'un système défensif de ses habitants particulièrement efficace pour leur survie, mais qui n'empêche ni la paralysie économique du sud du pays, ni la désorganisation relative du nord

 

À telle enseigne que les tour-opérateurs internationaux ont été conduits à annuler la plupart des voyages jusqu'à la fin du mois .

 

- d'un système offensif d'une précision redoutable mais handicapé lourdement par la présence recherchée de la population palestinienne à proximité des engins balistiques désormais enterrés et de leurs serveurs.

 

C'est ici qu'il convient également de faire une remarque essentielle et que nul ne saurait contester de bonne foi: alors que les artilleurs du Hamas cherchent à frapper le plus durement possible la population civile israélienne, l'aviation israélienne cherche à frapper le plus durement possible le Hamas en épargnant autant que faire se peut la population.

 

 

Ayant rappelé ce qui précède, l'objet du présent article est de comprendre et d'analyser la nature du matériau idéologique qui entraîne de manière pavlovienne une partie de la population française a renvoyer dos à dos (dans le meilleur des cas) agresseur et agressé ; une organisation islamiste, terroriste, homophobe, antisémite et un État démocratique.

 

C'est ici que la réaction épidermique de la gauche extrême aux propos, somme toute banals et naturels de François Hollande dans les circonstances rappelées, apportent une grande partie de la réponse.

 

Depuis 40 ans, une idéologie post -marxiste et post-chrétienne, sommaire mais en grande majesté médiatique, irrigue une détestation névrotique des États-nations occidentaux.

 

J'aurais passé une bonne partie de mes activités intellectuelles à expliquer que par une cruelle ironie, cette idéologie mortifère doit largement sa puissance au choc traumatique qu'a constitué à la fin des années 60 la révélation médiatique et cinématographique des horreurs du génocide des juifs dans les foyers occidentaux.

 

Après cette révélation massive et émotive, une véritable perversion de la Shoah a pénétré l'inconscient collectif européen en laissant croire que ses auteurs ne pouvaient être issus que d'un État-nation occidental et blanc. Il s'en est suivi le fameux et démentiel CRS-SS! de l'année 68.

 

Il en a résulté, après les excès d'un nationalisme xénophobe amoureux de lui-même, une dilection xénophile pour l'altérité toute aussi excessive et systématique.

 

Ce prêt à penser, ou plutôt à ressentir, se déploie dans tous les domaines sociétaux , de l'impossibilité à réguler normalement les flux migratoires, à l'indulgence envers l'islamisme criminel, antisémite et christianophobe,au racisme anti-blanc et anti-chrétien jusqu'aux débats sur l'insécurité.

 

Il en va également ainsi dans le domaine de la politique étrangère, où l'idéologie sommaire prendra parti systématiquement contre l'État-nation occidental et ses soldats en uniforme.

 

Par une ruse dont l'histoire a la noire magie , l'État hébreu, nazifié par les névrosés de la Shoah, est la victime la plus emblématique du traumatisme post-hitlérien, et dans leur monde fantasmatique post-chrétien, le palestinien fait figure du nouveau juif crucifié.

 

Voilà pourquoi il est inutile de rechercher une quelconque rationalité aux condamnations d'Israël par l'extrême gauche névrotique et ses relais médiatiques indulgents.

 

L'une des conséquences les plus néfaste et visible de ce comportement erratique est constatable dans une focalisation obsessionnelle et disproportionnée du comportement d'Israël qui contraste avec l'absence totale de sens critique pour l'attitude de la partie adverse.

 

C'est ainsi, entre mille exemples, que nul au sein de la presse conformiste ne s'est permis d'émettre ne serait-ce qu'un doute sur l'énormité du «modéré» président palestinien accusant Israël de «génocide» dès le lancement de son opération militaire.

 

On pourrait presque traiter cette déraison avec dérision si elle n'était grosse de conséquences dramatiques.

 

J'ai déploré plus haut l'influence idéologique de l'extrémisme de gauche sur les médias français.

 

Ils pourraient à leur tour influencer un personnel politique qui ne se caractérise pas par la fermeté de conviction.

 

On peut prévoir assez aisément l'avenir immédiat par le passé récent.

 

Stéphane Hessel, icône sanctifiée de l'extrême-gauche laïque lui a tracé la voie.

 

C'est lui qui en 2011 avait nazifié impunément l'État juif dans le cadre de formules qui n'aurait pas déplu à l'inventeur de la quenelle mimée.

 

Dans son best-seller indigné, il félicitait le «juif» Goldstone, auteur d'un célèbre rapport onusien dans lequel celui-ci condamnait Israël pour son opération «plomb durci» à Gaza en2009.

 

Mais coup de théâtre, le 1er avril 2011, le juge faisait son mea culpa à dans le Washington Post :

 

«Nous en savons bien plus aujourd'hui sur ce qui s'est passé durant la guerre de Gaza. Si j'avais su alors ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été un document différent. Il n'y a aucun doute que des crimes délibérés ont été commis par le Hamas, qui utilisait des boucliers humains. En revanche, concernant l'État juif, qui a le droit de défendre ses citoyens contre des attaques venant de l'intérieur comme de l'extérieur et qui a consacré d'importants moyens pour enquêter sur des incidents douteux, il n'y a pas eu de politiques ciblant intentionnellement les civils.»

 

Stéphane Hessel n'a pas cru devoir intégrer dans son livre publié en 2012, l'acte de repentance du juge et je n'ai aucun doute que ses héritiers n'en tiendront aucun compte à l'égard d'une situation qui n'a en rien changé.

 

L'autre conséquence de la déraison gauchisante consiste dans son antiracisme sélectif devenu fou.

 

C'est ainsi qu'après une attaque au cocktail Molotov contre la synagogue d'Aulnay-sous-Bois et avant les agressions contre deux synagogues parisiennes par des islamistes pro- palestiniens, un délégué d'Europe écologie les Verts, Pierre Minnaert, n'hésitait pas à écrire

«Quand les synagogues se comportent comme des ambassades, il n'est pas étonnant qu'elles subissent les mêmes attaques qu'une ambassade»

 

Les quelques réactions contrariées de ses amis politiques n'ont pas eu la démesure qui les caractérisent ordinairement lorsqu'ils morigénent la droite pour bien moins que cela.

 

On voit ainsi où peut mener la déraison anti-occidentale.

 

Au lendemain de récents débordements algériens, Mme la ministre de la culture, pour les minimiser, a cru devoir déclarer «il y a encore en nous un peu d'Algérie» Soit.

 

Mais il se pourrait aussi qu'il y ait encore en nous beaucoup d'Israël, et en Israël beaucoup de France.

 

Ma main devrait trembler, avant que de l'écrire: cela s'appelle la civilisation judéo-chrétienne.

 

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Published by France Israël Basse Normandie - dans France Israël
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